ASSOCIATION CULTURELLE NORMANDIE - SICILE

Plus de cent ans d'histoire commune :
aujourd'hui un pont d'échange, de développement économique, touristique, universitaire
entre Normandie et Sicile.

 
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1 A curuna - A virrinedda - Amara terra

7 Signuruzzu chiuviti chiuviti - Terra ca non senti - Ti nni vai

 

2 Ch'è Autu lu suli - Chista è la vuci - Cu Ti Lu Dissi

8 Turnata - Un populu - Venniri santu

 

3 Dilicateddu - E la Sicilia fu ! - E vui durmitti

9 Vitti'Na crozza - Africa nostra - O Lola ch'ai di latti la cammisa

 

4 I pirati a Palermu - La pampina di l'aliva - Levatillu stu cappeddu

10 La campagnola - O Patri Manueli

 

5 Lu focu di la pagghia - Lu muccaturi - Maria di Gesu

11 Radioscopie de la Sicile

 

6 Palumedda - Sciccareddu - Si maritau rosa

12 La Sicile et les Normands dans l'Opéra

     
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LE CHANT SICILIEN
Par Rosaire di Stefano
De l’association « Normandie-Sicile »


Pour le Sicilien, le chant est le moyen le plus simple d'expression. On compare souvent les chanteurs de Sicile avec les ménestrels du moyen âge qui racontaient les histoires de la vie sur les marchés et les places publiques. On les appelait : CANTASTORIE. Les chante-histoires.
Le chant populaire est issu des cultures régionales. Les contrées les plus pauvres et les plus opprimées, surtout agricoles, ont exprimé, à travers les siècles, les sentiments forts qu'un peuple en souffrance peut exprimer. Un peuple toujours tenaillé par de vieilles peurs et habité par une rage impuissante. Les chansons parlent de désirs inassouvis. Mais elles sont souvent à caractère d'invocation et de prière. La sacralité qui en découle est simple et franche. Jamais obsédante. Le mouvement dramatique de certains thèmes évoqués se trouve, en quelque sorte, allégé par le contraste et la diversité des sentiments exprimés. (Invocations, protestations, amour et passion, humour et dérision, soif de justice etc... ) La procession de Marie au 15 Août est toujours une fête empreinte de fraîcheur et de gaieté. Les berceuses pour enfants rappellent que l'enfant est roi et qu'à travers lui c'est le Christ qui est honoré. Une déclaration d'amour devient apologie de la beauté.
Oui, le Sicilien peut être excessif. Mais comment se sentir vivre sans un peu d'exagération ? Par le chant, nous entrons dans le cœur d'une île qui n'a jamais fini de vibrer et d'aimer.
IL CANTO SICILIANO
Da Rosaire di Stefano
Del gruppo vocale NORMANDIA-SICILIA


Per il Siciliano, il canto è il mezzo più semplice d'espressione. Spesso i cantanti della Sicilia vengono paragonati con i menestrelli del Medioevo che raccontavano le storie della vita sui gradini e le piazze pubbliche. Erano chiamati:i cantastorie, i canti storie.
Il canto popolare è nato dalle culture regionali. Le contrade più povere e più oppresse, sopratutto agricole, hanno espresso attraverso i secoli, i sentimenti forti che un popolo sofferente potesse esprimere. Un popolo sempre travagliato da vecchie paure e animato da una rabbia impotente. Le canzoni parlano di desideri inappagati ma assumono spesso un carattere d'invocazione e di preghiera. La sacralità che ne deriva è semplice e sincera, mai ossessionante.Il movimento drammatico di alcuni temi evocati si trova, in certo qual modo, allegerito dal contrasto e dalla diversità dei sentimenti evocati. (invocazione, protesta, amore e passione, umorismo e derisione, sete di giustizia ecc...) la processione di Maria il 15 agosto è sempre una festa impronta di freschezza e di allegria. Le ninnananne per i bambini ricordano che il bambino è re e tramite lui viene onorato il cristo. Una dichiarazione d'amore diventa apologia della bellezza...
Già, il Siciliano puo' diventare eccessivo. Ma come aver l'impressione di vivere senza un po' d'esagerazione ?

Con il canto, entriamo nel cuore di un'isola che non ha finito di vibrare ed amare.
 
Toutes les chansons sont chantées par Rosaire Di Stefano

A curuna

A virrinedda

Amara terra

La couronne : une fille du peuple refuse une couronne, fidèle à son amoureux.
Le vilebrequin : une belle histoire d'amour." J'aimerais acheter un vilebrequin pour perforer ta porte. Je voudrais t'admirer quand tu te déshabilles pour aller te coucher. Une barque chargée d'amour est venue vers toi. Les astres riaient, les miroirs de la mer tremblaient. Béni soit le dieu qui t'a faite si belle. Ta maison n'a pas de lumière mais elle brille par ta seule présence."
Amère ma terre : je retourne chez moi après tant d'années. Tu n'es plus là. L'olivier se met à nu. Tombent les olives. Les chiens fous hurlent dans la campagne. Le coeur serré et l'oeil humide, je repars en exil.
 

Ch'è Autu lu suli

Chista è la vuci
Cu Ti Lu Dissi

Qu'il est haut le soleil : prière. Seigneur, faites baisser le soleil. Ne le faites pas pour les patrons, mais pour les pauvres journaliers.
Ceci est ma voix, mon cri : un prisonnier s'évade pour rejoindre sa bien-aimée. Mais celle-ci a trouvé un autre compagnon. "Lu santo diavulini - si j'avais su cela, je me serais contenté de mourir dans ma prison." . Le saint diable était souvent évoqué pour exprimer la stupeur, la colère. Le drame vécu par les prisonniers a été beaucoup chanté par les chanteurs populaires siciliens. Sans doute parce que cette terre a connu, à bien des périodes, l'aaservissement. La grande Rosa Balistreri a chanté sur ce thème : "noi siamo nell' inferno carcerati - nous sommes en enfer, enfermés".
Qui te l'a dit ? : qui te l'a dit que je veux te quitter ? Mieux la mort que cette grande douleur.

 

Dilicateddu

E La Sicilia fu !
E vui durmiti

Délicatesse : une chanson aux accents moyenâgeux. Une apologie de la beauté. " Pour vous je m'essouffle et je meurs. Quand à mes côtés vous cheminez, l'air s'éclaircit s'il est agité."
Et la Sicile fut : Une ancienne légende raconte que Dieu, après avoir créé l'univers, les étoiles, la terre, la mer...
Il regarda autour de Lui : oui, tout était vraiment très beau, mais il manquait un je ne sais quoi... Il manquait un endroit « pas comme les autres », un endroit où le bleu de la mer et l'azur du ciel embrasseraient tendrement une terre verte et parfumée ; un endroit où les chauds rayons jaunes du soleil caresseraient des fruits et des fleurs aux mille couleurs ; un endroit où la couleur blanche couvrirait d'un manteau étincelant la cime des montagnes ; où la rougeur du feu chanterait la vie et où la noirceur évoquerait la mort ; où la couleur orange an¬noncerait le crépuscule et la couleur rose l'aurore. Une terre où dansent les chants, les couleurs et les parfums, les joies et les peines ; une terre heureuse et généreuse où il fait bon vivre.
En rêvant cela, Dieu était tout ému ; si ému qu'une larme de joie tomba du ciel, en plein milieu de la Méditerranée. Il en sortit une grande île : une terre d'une exceptionnelle beauté, faite de couleurs et de parfums, de force et de joie et d'amour. Dieu vit tout cela. Il sourit et donna à cette île le nom de SICILE.
E vui durmiti encora ( Et vous dormez encore )
Le soleil est déjà levé sur la mer. Et vous, ma beauté, vous dormez encore. Les oiseaux sont fatigués de chanter et, frigorifiés, attendent que vous daigniez apparaître. Allez, réveillez-vous. Parmi eux, dans cette cour, j’y suis aussi à vous attendre, pour entrevoir votre beau visage. Je passe dehors toutes mes soirées. Les fleurs sans vous ne peuvent rester. Elles se recroquevillent. Elles ne veulent pas éclore tant que ce balcon restera fermé. Dans leurs boutons, ils se cachent et attendent votre apparition.

 

I pirati a Palermu

La pampina di l'aliva
Levatillu stu cappeddu

I pirati a Palermu ( les pirates à Palerme )
Ils sont arrivés les bateaux. Tant de bateaux à Palerme. Les pirates ont débarqué avec leurs face d'enfer. Ils nous ont volé le soleil. Nous sommes restés dans le noir. Quel noir... Pleure Sicile ! Ils ont volé, pillé, saccagé, violé. Pleure Sicile. ( Une île décidément mal placée )

La pampina di l'aliva ( C'est le rameau d'olivier, symbole de paix )
C'est une mélopée accompagnant la cueillette des olives. Travail pénible naguère que les femmes assumaient. Chantée pour stimuler les énergies. Comme dans le film "Riz amer" où les femmes chantent dans les rizières du nord. ( Le vent arrive, secoue les branches et fait tomber les olives )

Levatillu stu cappeddu ( Enlève donc ce chapeau )
Une coquette s'affuble d'un chapeau ridicule. " Enlève donc ce chapeau ridicule. Ne vois-tu pas qu'il ne te va pas ? Ô Cirina, tu es fille de prolétaire.

 

Lu focu di la pagghia

Lu muccaturi
Maria di Gesu

Lu focu di la pagghia ( Le feu de paille )
"Ton amour fut un feu de paille. Le soleil a obscurci le ciel et la mer. Mon coeur est en douleur. Tu m'as offert des épines en guise de fleurs."
Lu mucaturi ( Le mouchoir)
Une belle offre un mouchoir à son élu. Elle le lave dans une eau d'or, avec un savon d'amour. Puis elle l'étend sur une rose à l'oeil du soleil.
Maria di Gesu ( Marie de Jésus )
" Par Trapani, Marie de Jésus est passée. Sur leurs épaules, les marins l'ont portée."
Les fêtes religieuses se sont pas toujours douloureuses en Sicile. C'est une belle procession que celle qui est consacrée à Marie le 15 août. Sur une terre où dansent les joies, les chants, les parfums, Marie passe en revue le peuple qui l'acclame. Les cloches carillonnent. On lui offre un joli voile. La Madonna est entourée des moines et des vierges. Cela complète l'atmosphère de fête qui règne dans la cité. " Je vous bénis, fils et je m'en vais."

 

Palumedda

Sciccareddu
Si maritau rosa
Palumedda (La petite colombe) Berceuse sicilienne - La nina nana
Sciccareddu ( Petit âne ) Un paysan pleure son âne tué par des rôdeurs. " Je pense toujours à lui. C'était une joie de l'entendre chanter comme ceci : Han hi han... Il était fier et heureux quand il me portait partout. Il se dandinait. Quelle bonheur pour ceux qui le regardaient et l'entendaient. Han hi han... "
Si maritau Rosa ( Rosa s'est mariée )
"Voici le printemps. Les amandiers sont en fleurs. Et moi, en mal d'amour, j'ai le coeur qui flambe. Les oiseaux batifolent. Sainte Marie qu'ils sont beaux ! Ils veulent se marier. Rosa,Saridda et Pipinedda sont déjà mariées. Et moi qui suis jolie, je veux aussi me marier. Je garde ma porte ouverte. Je pleure. Avec ma peine et mes larmes je néglige ma vie. Je veux me fiancer, je veux me marier. Maintenant que j'ai perdu tout espoir, je m'enferme dans ce couvent et je n'y pense plus."
C'est la triste histoire d'une beauté rare qui n'a pas trouvé de mari et qui trouva la vie bien amère.
 

Signuruzzu chiuviti chiuviti

Terra ca non senti
Ti nni vai

Signuruzzu chiuviti chiuviti ( Seigneur pleuvez pleuvez...)
"Seigneur pleuvez pleuvez car les arbres sont assoiffés. Envoyez-nous-en une bonne sans éclairs ni tonnerres. Seigneur vous nous punissez car vous nous privez de pain. L'eau du ciel rassasie la terre. Nos larmes aussi tombent dans la terre et Dieu nous fait la charité. Seigneur pleuvez pleuvez..."
Terra ca non senti : (Terre qui n'entend pas. Terre insensible.)
Tous les émigrés forcés du monde ont chanté leur nostalgie. Regrets exprimés avec douleur mais rappel aussi du souvenir heureux laissé derrière soi : il est souvent question de ciel bleu, de fleurs ou d'amours en attente du retour...
Mais avec Terra ca non senti, la colère submerge toute image poétique. Le désespoir du non retour tarit les coeurs. C'est l'amertume du reproche qui couve et qui fuse en rage impuissante. Une terre que l'on ne peut haïr et que l'on ne peut chérir. Une terre qui ne veut pas comprendre, qui ne dit rien me voyant partir, ne fait rien pour me retenir. Rien pour me faire revenir...
" Mère, pourquoi m'as-tu abandonné ? " C'est le même cri poussé sur une croix envers un père trop près pour entendre.
"- Maudites soient toutes ces années où j'ai mis mon coeur en guerre. Exilé,ballotté, amputé de ma substance. Banni de sa terre sans avoir péché, intrus quelque part sans vouloir gêner, l'exilé chante pour s'exorciser. "
Ti nni vai (Tu t'en vas )
La Sicile, terre de grande émigration : "Tu t'en vas. Avec quel coeur tu m'abandonnes ? Le soleil disparaît mais il revient demain. Si moi je pars, je ne reviendrai plus."

 

Turnata

Un populu
Venniri santu

Turnata ( Retour )
Quand ma mère me disait : " Mon fils, comme ton père, tu es toujours Sicilien. Ton pays, le ciel et la mer t'attendent. Dans le monde entier tu t'en vas errer. Ailleurs tu t'en vas chercher qui sait quelle vie, qui sait quelles calamités. Reviens fils, L'Amérique c'est ici. Au milieu de la mer, la Sicile est comme l'étoile que l'on regarde pour savoir, pour comprendre. n'oublie pas de retrouver ton chemin, ton destin, ta mère t'attend. Je reviendrai à ma maison pour retrouver père, mère et fils. Et pour pour ce travail, pour ce pain, demain Dieu y pourvoira...."
Un populu ( Un peuple ) Poème de Ignazio Buttitta :
"Un peuple, enchaînez-le, déshabillez-le, clouez-lui le bec, il est encore libre. Enlevez-lui le travail, le passeport, la table sur laquelle il mange, le lit où il dort, il est encore riche. Mais un peuple devient pauvre et asservi quand on lui vole sa langue, héritée de son père. Elle est perdue pour toujours...
"

 

Vitti'Na crozza

Africa nostra

J'ai vu un crâne sur un pic : chanson fétiche sicilienne. Un vieillard fait le bilan d'une vie qu'il n'a pas vu passer. "S'en sont allées mes années je ne sais où..." Mais un jardin rempli de fleurs l'attend dans l'au-delà. Là où tous les oiseaux de la création viennent y chanter et où les sirènes viennent y faire l'amour. Ce jardin, c'est la Sicile.
Africa nostra : En Tunisie, protectorat Français, très proche de la Sicile, les Siciliens qui y furent exilés ont largement contribué à la construction de ce pays. ( La photo: Mon père dans sa fonction de "colonialiste maçon" fut plutôt exploité qu'exploiteur.)
O Lola ch'ai di latti la cammisa

O Patri Manueli
Franceschina

Franceschina : Elle s’appelait Franceschina. Elle est arrivée en Tunisie. Elle était belle comme la sainte paix. Belle dame inconnue, belle dame du passé… Elle s’appelait Franceschina comme ma mère et ma fille. Belle Franceschina.
Ils sont arrivés nus et crus. Ils ont trimé comme des ânes. Se sont desséchés au soleil pour trois sous et quatre olives. Ils sont arrivés avec leur truelle, ils ont oublié leur fusil. Elle s’appelait Franceschina. Elle était belle comme la sainte paix. Quelques os et un crâne sont jetés aux épines. Quelques os et un crâne sont restés de ma grand-mère.
Grand-mère inconnue, pardonne-nous. Belle dame abandonnée, pardonne à Dieu. Belle dame du passé, sans histoire et sans croix, tes enfants se sont dispersés, tes enfants se sont damnés.
Elle s’appelait Franceschina… Les jeunes gens te jouaient la sérénade sous la lune Africaine. Pour cette grand-mère la plus belle qui était un diamant pour les étoiles. L’étoile la plus brillante qui s’appelait Franceschina….
A toi je me lègue, tu es mon héritière. Je me suis entiché de toi. La « nina nana » tu me fais.(berceuse). Ton sourire est toujours présent. Belle Franceschina.
Par amour pour toi, pour mon honneur, je me dis Africain. Je suis Africain comme toi, moi, je suis comme toi Africain. Tu n’es plus une inconnue, ô belle Franceschina. Ma voix est ta voix, ta croix est ma croix…

 
Radioscopie de la Sicile - Rosaire di Stefano

Notre intervention en Sicile
Notre groupe musical a tenté l'aventure en Sicile. Devant près de deux cents Siciliens, nous avons chanté leurs chansons populaires. Dans un théâtre de verdure de rêve, les caroubiers et les oliviers centenaires étaient illuminés pour la circonstance. Le recrutement s'est fait de bouches à oreilles, à la plage, à la gelateria, partout où nous étions sûrs d'être accueillis avec le sourire. Chacun est venu avec sa propre chaise et des friandises. Nous avons commencé nos chansons un peu stressés. Puis, devant leurs visages ébahis et leurs applaudissements plutôt nourris, nous nous sommes éclatés. Nous avons, à la demande, chanté aussi quelques chansons françaises, notamment l'inévitable " vie en rose" de Piaf, qui semble être connue et appréciée des Italiens. On nous a posé beaucoup de questions. L'Europe, nous ont-ils dit, on en parle beaucoup sur le papier et très peu sur le terrain. Le chant Sicilien, made in Normandy, leur a plu. Nous espérons débarquer encore sur cette île fantastique.

 
"Dans l'imaginaire des librettistes et des compositeurs de toutes les époques, la Normandie n'a pas joué un rôle comparable à celui d'autres pays, comme l'Italie, in primis, ou l'Orient lointain. Les opéras dont l'action se déroule en Normandie ou dont les sujets prennent leur source dans l'Histoire se comptent sur les doigts d'une main :
Robert le Diable de Jacques Meyerbeer - Les Normands à Paris de Saverio Mercadante - La Sarrasine de Salvatore Butera - Le Roi Roger de Karol Szymanowski"
Anna Tedesco
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Dernier tableau de l'acte 1
Duisburg - 1928
Affiche
Opéra de Paris
Juin 2009
Un berger parcourt la Sicile en convertissant le peuple au culte d’un dieu païen. Lorsqu’il arrive dans le royaume du Roi Roger, le souverain puis son épouse sont séduits par cet étranger qui ébranle progressivement leurs certitudes.
Le Roi Roger
Dessin de costume
par Renato Guttuso
Représentation de 1949 à Palerme
 

Tancredi est un opéra de Gioachino Rossini, sur un livret en italien de Gaetano Rossi d'après la tragédie de Voltaire, créé à La Fenice de Venise le 6 février 1813.


Di tanti palpiti -Marylin Horne

À Syracuse, pendant l'invasion des Sarrasins. Tancrède a été banni de la ville mais Amenaïde l'aime et lui envoie une lettre pour lui demander de revenir déguisé. La lettre ne porte pas le nom de l'expéditeur. Pendant ce temps le père d'Amenaïde, Argitio, donne la main de sa fille à Orbazzano.
Tancrède n'a pas reçu la lettre d'Amenaïde mais est cependant revenu déguisé à Syracuse.
La lettre d'Amenaïde est interceptée et Orbazzano la jette en prison, pensant qu'elle était destinée au chef sarrasin. Tancrède ne fait plus confiance à Amenaïde.
     

ACTE I - ARGIRE

Des droits des nations, du bonheur des humains,
Les césars de Byzance, et les fiers sarrasins,
Nous menacent encor de leur joug tyrannique.
Ces despotes altiers, partageant l'univers,
Se disputent l'honneur de nous donner des fers.
Le grec a sous ses lois les peuples de Messine ;
Le hardi Solamir insolemment domine
Sur les fertiles champs couronnés par l'Etna,
Dans les murs d'Agrigente, aux campagnes d'Enna ;
Et tout de Syracuse annonçait la ruine.
Mais nos communs tyrans, l'un de l'autre jaloux,
Armés pour nous détruire, ont combattu pour nous ;
Ils ont perdu leur force en disputant leur proie.
À notre liberté le ciel ouvre une voie ;
Le moment est propice, il en faut profiter.


Paris Duchesne 1771
La scène est à Syracuse, d'abord dans le palais d'Argire et dans une salle du conseil, ensuite dans la place publique sur laquelle cette salle est construite. L'époque de l'action est de l'année 1005. Les sarrasins d'Afrique avaient conquis toute la Sicile au IXe siècle ; Syracuse avait secoué leur joug. Des gentilshommes normands commencèrent à s'établir vers Salerne, dans la Pouille. Les empereurs grecs possédaient Messine ; les arabes tenaient Palerme et Agrigente.
 
   

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