"Liber ad honorem augusti"
Pierre d'Eboli - XIIème siècle

ASSOCIATION CULTURELLE NORMANDIE - SICILE

Plus de cent ans d'histoire commune :
aujourd'hui un pont d'échange, de développement économique, touristique, universitaire
entre Normandie et Sicile.

   
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1 Les chroniques de Daniel Jouen

   

2 La Sicile Normande

   

3 La vie culturelle à la Cour de Palerme

   

4 La Sicile en Normandie : Le Fournet, Hauteville la Guichard, Pirou

   

5 Bibliographie

     
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HISTOIRE DES NORMANDS EN SICILE
 
 
 
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Al Qantarah
"Vitti passare na cavallaria"
Troparium de Catania (1100-1160)
 
     
 
   
 
 
Première partie : présentation
 


D.J.

 

1 - Pèlerinage à Hauteville-La-Guichard 2 - L'Archange Saint-Michel
3 - Les envahisseurs 4 - Le mariage à la danoise
5 - Influences locales et extérieures 6 - Les Hauteville
7 - Genèse des Normands en Italie 8 - Départ pour l'Italie
9 - La bataille de Val-Es-Dunes 10 - Guillaume et Robert
11 - Le futur "Grand Comte Robert" 12 - L'assassinat de Dreu
13 - Les Papes et Rome - Civitate 14 - La bataille de Civitate
15 - Civitate 18 juin 1053 16 - La victoire se dessine
17 - La victoire de Civitate et ses conséquences 18 - L'abbaye de Saint-Evroult
19 - Un moine nommé Orderic Vital 20 - Migrationes Normannorum in Apulia
21 - Les seigneurs de guerre 22 - Le Concile de Melfi
23 - Le serment de Melfi 24 - Notes et suppléments
24 a - Bibliographie de la première partie  

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Rollon - Rouen

 

     
 
Seconde partie : présentation
 
 
25 - Conquêtes Pouille Calabre Sicile
26 - Sus à la Sicile... 27 - Tempête chez les Hauteville
30 - En Normandie 31 - Légendes...
32 - Robert 33 - Trêve de Dieu ou paix de Dieu ?
34 - Les jugements de Dieu 35 - La bataille d'Hastings 1
36 - La bataille d'Hastings 2 37 - La bataille d'Hastings 3
38 - La bataille d'Hastings 4 39 - La bataille d'Hastings (fin)
40 - La conquête de la Sicile 1 41 - Prise de Bari
42 - Prise de Palerme  
Une innovation dans les chroniques : désormais nous essaierons de répondre aux questions posées par nos lecteurs(trices) au sujet des chroniques ou sur des sujets pouvant les compléter.
 
     
   
 
 
   
Du 24 juin au 15 octobre 2006, le musée de Normandie de Caen a organisé une belle exposition consacrée aux Normands en Sicile aux XIe et XIIe siècles : Histoire et légendes, dont un des objectifs est de montrer l’importance de la conquête de la Sicile dans la mémoire savante et collective des Siciliens.
Du XIIe siècle normand, il reste non seulement des chroniques mais aussi des témoignages architecturaux. À l’instar de la nature de la royauté normande, l’architecture du XIIe siècle est profondément éclectique. On y trouve des influences françaises, byzantines, italiennes et arabes. Ainsi, les différentes cathédrales édifiées par les rois normands à Catane, à Mazara, à Cefalù ou encore à Palerme s’inspirent des édifices religieux bâtis en Italie ou en France, mais leurs décorations intérieures, faites de mosaïques réalisées le plus souvent par des artisans arabes, relèvent de la tradition byzantine. Une des plus belles et des plus saisissantes réussites de cette synthèse est la cathédrale de Monreale. Bâtie sur le modèle lombard du couvent du Mont Cassin, elle est toutefois originale car elle possède un cloître avec deux cent vingt-huit colonnettes, toutes décorées de motifs différents s’inspirant de l’art islamique.
Pendant des siècles, malgré les ravages causés par le temps, cette architecture royale et donc prestigieuse a toujours constitué un modèle à imiter. L’influence de la période normande se retrouve encore dans l’art figuratif, dans le mobilier. Mais le plus fascinant est la part que tiennent les Normands dans la mémoire des Siciliens : les charrettes peintes, l’opera dei Pupi, les fêtes comme celle du Palio dei Normanni à Piazza Armerina, ou la danse de Tataratà à Casteltermini, dans la province d’Agrigente, continuent de célébrer la geste des Normands, champions de la lutte du bien contre le mal et héros de l’indépendance de l’île.
Cette mémoire est d’autant plus remarquable que si la Sicile a connu d’autres dominations, plus durables même que la domination normande, aucune de celles-ci n’a pris de valeur positive. Les Siciliens gardent la nostalgie de l’époque normande comme étant la seule période de leur histoire où ils eurent un roi et un gouvernement qui leur soient propres. Mais plus profondément encore, la domination normande marque une césure. Jusqu’au XIe siècle, la Sicile jouait un rôle important ou secondaire, suivant les moments, mais toujours dans une vaste aire de civilisation dont elle n’était qu’une partie : la koïnè grecque, le monde romain, l’Empire byzantin, le domaine de l’Islam. Avec les Normands, la Sicile vit pour elle-même et sa civilisation rayonne même au-delà du détroit de Messine. Désormais, son histoire politique va devenir le combat pour retrouver ce temps de l’indépendance.
L’Association Culturelle Normandie Sicile est l’association des Normands. Elle a pour ambition de faire découvrir un passé riche de réalisations normandes sur cette terre « des Dieux et des Hommes », et de jeter les bases d’un avenir sur des relations culturelles, économiques, touristiques à construire entre Normands et Siciliens.

Jean-Yves FRÉTIGNÉ - Auteur de « Histoire de la Sicile » Fayard
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Carte de navigation de Joan Martines,
XVIème siècle (AISA/Leemage)
 
L'entrée du Comte Roger à Palermo,
par Giovanni Patricolo
(Palermo - Palais des Normands)
Jean-Yves Frétigné est maître de conférences à l'université de Rouen, agrégé d'histoire, docteur en histoire contemporaine (IEP-Paris) et ancien membre de l'Ecole française de Rome. Il est spécialiste de l'histoire italienne des XIXe et XXe siècles. Il est notamment l'auteur d'une biographie de Giuseppe Mazzini (Fayard, 2006) couronnée par le prix de l'Académie du Maine.
Combat de Roger II
contre un chevalier sarrasin
Charrette peinte : Au XIXe siècle, les Siciliens décoraient leurs charrettes de scènes peintes tirées de la bible, de la mythologie ou de livrets d'opéra.
Opera dei Pupi : Les croisades et la chanson de Roland sont relatées à travers des spectacles populaires de marionnettes en bois (de 8 à 20 kg)
Palio dei Normanni / Le Palio des Normands 12 , 13 et 14 août. Piazza Armerina
Affiche
Opera dei Pupi
à Palerme
Affiche du Palio
Opera dei Pupi
Tataratà - Casteltermini - 24 au 26 mai. La danse des épées rappelle les luttes entre chrétiens et musulmans et leur coexistence en quête mutuelle de paix.
Le Palio des Normands - Piazza Armerina
"L’État dont Palerme était la capitale appartenait au XIIe siècle à la communauté de culture dont faisait également partie le royaume d’Angleterre, celui d’Allemagne, celui de France. Cet État était pourtant singulier par ses origines, par sa nature profonde. C’était le fruit d’une annexion, la plus belle conquête de la chevalerie d’Occident, véritable débordement cette fois puisque la Sicile, la Calabre, la Campanie, les Pouilles n’appartenaient pas à la latinité. Elles avaient formé la Grande Grèce. Elles étaient restées grecques sous l’Empire romain. L’invasion musulmane avait recouvert en partie ces provinces, déposant sur la couche profonde d’hellénisme une nouvelle strate, celle-ci de culture arabe. Enfin, pendant le XIe siècle, des chefs de bande venus de Normandie s’étaient emparés de ce pays. Ils avaient su conserver des structures politiques très solides, une fiscalité, toutes les prérogatives des despotes qu’ils avaient remplacés. Dans leurs mains brutales était passé ce carrefour des itinéraires maritimes, opulent, ouvert sur les trois faces de la Méditerranée, la grecque, la musulmane, la latine. Sous la domination des rois de Sicile, les peuples de ces provinces continuèrent de vivre à leur manière : selon leurs croyances et leurs traditions. Les princes accueillaient les troubadours, mais on parlait grec, arabe, hébreu autour d’eux. Plus que Venise, plus qu’Antioche, dont les princes d’ailleurs étaient siciliens, Palerme, capitale ouverte sur tous les horizons de la mer, c’était l’Orient, vraiment possédé. »
Georges DUBY - L'Europe au Moyen Âge
"Le mont Gargano est une étape importante pour les pélerins normands sur le chemin de Rome à Jérusalem. [...] Très rapidement, des liens s'établissent entre le sanctuaire du Mont-Saint-Michel et celui du mont Gargano." Jean-Yves Frétigné
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Apparition de St Michel au Mt Gargano Domenico Cresti
Vue de la grotte consacrée à Saint Michel
(Photo P.Bouet)
Statue en cuivre doré de Saint Michel Xe -XIIe siècle
Vue du mont Gargano 1056 m
(Photo P.Bouet)
La ville de Rouen a aussi son Mont Gargan !
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L'Italie en l'an 1000
Les conquêtes normandes ( Exposition "Les Normands en Sicile")
Territoires conquis de 1043 à 1091
 
"Le 18 juin 1053, les Normands, conduits par Onfroi, triomphent à la bataille de Civitate. Fait prisonnier, le souverain pontife (Léon IX) est contraint de reconnaître leur pouvoir. [...] Venu présider à Melfi (1059) un synode des évêques latins du Mezzogiorno, son successeur le pape Nicolas II, accepte de recevoir les serments de fidélité des deux hommes forts de l'Italie méridionale, Richard d'Aversa et Robert, dit le Guiscard..." J-Y Frétigné
 
     
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"Le Pape Nicolas II investit Robert Guiscard,
duc des Pouilles et de Calabre"
- 1059
Effigie de Robert Guiscard
Monnaie de bronze
XIème siècle
Le Comte Roger, plaque de la custode d'argent de la Madone de la Victoire de Piazza Armerina
Robert Guiscard et Roger Ier le "Grand Comte"
     
"Sur les pas de Robert Guiscard" - Causerie de Louis Bortuzzo à Hauteville la Guichard le 17 juillet 2014
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Monte Cassino
     
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"De la conquête de l’Italie méridionale et de la Sicile par les Normands, qui se déroule entre 1030 et 1091, nous sont parvenus trois récits historiques, contemporains des événements ou tout juste postérieurs : l’Ystoire de li Normant d’Aimé du Mont-Cassin (vers 1080-1082), le De Rebus gestis Rogerii Calabriae et Siciliae comitis et Roberti Guiscardi ducis fratris eius de Geoffroi Malaterra et la Gesta Roberti Guiscardi de Guillaume de Pouille (datés tous deux de l’extrême fin du XIe siècle) [1]. Ces trois ouvrages, qui furent rédigés indépendamment l’un de l’autre, abordent leur matière commune sous un angle chaque fois différent : Aimé, moine du Mont-Cassin, traite plus précisément de la Campanie et des rapports entre le monastère et la conquête normande ; Geoffroi Malaterra, dont l’ouvrage est dédié à l’évêque de Catane Anger, s’intéresse avant tout à la Sicile et au comte Roger, même s’il prend aussi en compte la conquête du pouvoir par son frère Robert Guiscard sur le continent. Quant à Guillaume de Pouille, s’il donne comme Aimé la vedette à Robert Guiscard et en fait le héros de son épopée historique, il adopte une perspective qui a pour décor principal la Pouille et met au premier plan les relations avec les Grecs, ses anciens occupants."
"L’Identité normande dans l’’Ystoire de li Normant d’Aimé du Mont-Cassin
par Michèle Guéret-Laferté
     
"L'ouvrage de Guillaume de Pouille se présente sous la forme d'un long poème épique de 2832 vers en cinq livres, qui commence à l'arrivée des premiers Normands en Italie vers 1015 et qui s'achève avec la mort de Robert Guiscard en 1085. Dans ses Gesta Roberti Wiscardi, Guillaume imite les poètes de l'Antiquité classique tout en faisant preuve d'une réelle objectivité d'historien pour raconter les péripéties de la conquête normande. Son intention est double. Il veut d'une part exalter la famille normande des Hauteville en célébrant les exploits du plus illustre des fils de Tancrède, Robert Guiscard ; il démontre d'autre part que le pouvoir des Normands, acquis par la force, est légitime puisque le remplacement des Grecs par les Normands sur le sol italien est conforme au plan de la Providence divine". Pierre Bouet
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Santa Maria della Matina, abbaye située près de la ville de San Marco Argentano, en Calabre. L'abbaye a été fondée par Robert Guiscard et son épouse Sykelgaite de Salerne à la demande de Nicolas II autour de 1065.
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L'abbaye bénédictine de Sant'Eufemia a été fondé en 1062 par le comte normand Robert Guiscard.
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La cité de Venosa fut choisie après l'an 1057 par Robert Guiscard pour abriter le tombeau familial de la Maison de Hauteville. Il y a aussi le tombeau de la première femme de Guiscard, Aubrée de Buonalbergo.
En 1133, Venosa fut prise par les troupes du roi Roger II de Sicile qui était venu dans le sud de l'Italie pour mâter une révolte menée par certains barons.
     
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En septembre 1042, Guillaume de Hauteville, après la défaite des Byzantins partage Melfi entre 12 barons normands. La commune devient capitale du comté d'Apulie en 1059.
 
Remerciements à Louis Bortuzzo pour l'iconographie de son diaporama qu'il a accepté de mettre à notre disposition.
 
     
"Très appréciés pour leur vaillance de guerriers, les descendants des Vikings s'engagent comme mercenaires dans toute l'Europe, mais l'Italie méridionale devient, au XIème siècle, leur terre de prédilection. [...] Aussi n'est-il pas étonnant qu'au temps des pélerins succède celui des mercenaires.[...] Il s'agit d'une véritable guerre de conquête, programmée pour remplacer une domination par une autre, grâce à des opérations relevant d'une véritable stratégie militaire." J-Y Frétigné
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Les 3 premières expéditions
de Roger en Sicile - 1061 - Carte A.Quinet
Les expéditions des années 1062-1064
Carte A.Quinet
La conquête du nord de la Sicile 1068-1072 - Carte A.Quinet
"Tous les territoires dont Roger s'empare après 1072 lui appartiennent en propre. L'homme fort de la Sicile est donc Roger, dit le Grand Comte. Mais jusqu'à la mort de son frère Robert, en 1095, il reste son fidèle vassal, n'hésitant pas à lui prêter main-forte sur le continent." J-Y Frétigné
Le Grand Comte Roger
(Francesco Sozzi 1783 Enna)
Roger Ier recevant les clés de Palerme(1072)
"L'homme fort de la Sicile est donc Roger,
dit le Grand Comte."
Roger II : "Il peut se considérer comme le quatrième homme le plus puissant
de l'Occident latin."
"Roger II est couronné, en la cathédrale de Palerme, le jour de Noël 1130."
"A la mort du fils de Roger Borsa, Roger II devient duc des Pouilles, de Calabre et de Sicile. Les seigneurs et les élites urbaines des Pouilles et de Campanie refusent de le reconnaître et, à l'instar du pape Honorius II qui redoute un voisin aussi puissant, ils voudraient que ce titre fût concédé au prince de Capoue. A la seule vue de son armée, composée entre autres de guerriers musulmans, les forces hostiles au duc de Sicile se débandent dans la plaine de Bénévent et Honorius II est contraint d'accorder l'investiture à Roger II en 1128." J-Y Frétigné
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Manteau de couronnement de Roger II
"Encadré par deux palmiers, un lion terrassant un dromadaire."
Gants de couronnement de Roger II
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Guillaume Ier

Tombeau de Guillaume Ier Sarcophage en porphyre Duomo di Monreale
Guillaume II dédie l'église de Monreale à la Vierge
Le Christ couronne Guillaume II
Guillaume II malade assisté de son médecin
Guillaume Ier : "Son règne, qui dure jusqu'en 1166, est presque entièrement placé sous le signe de la guerre."
Guillaume II : : "En 1189, Guillaume II meurt sans héritier. Le choix de son successeur revient à ses conseillers..."
" Dès 1155, la noblesse normande se révolte et place à sa tête Robert, l'ancien prince de Capoue, soutenu par le pape Adrien IV. Guillaume Ier réagit avec vigueur, détruisant, pour l'exemple, la ville de Bari. Prisonnier, Robert de Capoue est aveuglé. [...] Par le traité de Bénévent du 18 juin 1156, le pape accepte la souveraineté de Guillaume sur la Sicile et sur le midi continental, tandis que de son côté ce dernier s'engage à servir le saint-père comme son suzerain." J-Y Frétigné
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Tancrède de Lecce ( 1190-1194)
"Les quatre années du règne de Tancrède sont marquées par de nombreux troubles ..."
Généalogie
de
Tancrède de Hauteville
Inscription funèbre sur la tombe d'une noble normando-sicilienne (1148) : en latin (à gauche), en grec (à droite), en hébreu (en haut), et en arabe (en bas)
"Tancrède de Lecce ne peut résister à Henri VI, empereur qui entreprend en 1193 une vaste campagne contre le roi normand. Salerne est détruite et quasiment toute la Sicile passe sous le contrôle des troupes impériales. Tancrède meurt de maladie le 20 février 1194, laissant comme héritier un tout jeune enfant, Guillaume III, sous la régence de sa mère, la reine Sybille." J-Y Frétigné
Bulle d'or : recto, Christ en majesté
verso, le roi Roger avec les attributs du pouvoir

Croix de Robert Guiscard

Le tarin sicilien : "Monnaie courante en Sicile jusqu'au XIIème - dernière grande monnaie d'or en Occident - signe de bonne santé économique de l'île."
Robert Guiscard et Roger Ier : Early 19th century print by Lemercier. Reproduction in "Les Normands en Sicile", Antonino Buttitta - Roger Ier recevant les clés de Palerme : Fresco by Giuseppe Patania (1830) Reproduced in "Les Normands en Sicile", Antonino Buttitta. - Roger II : Illustration du Liber ad honorem Augusti de Petrus de Ebulo, 1196 - Roger II : Eglise de Martorana de Palerme- Manteau de couronnement de Roger II : Kunsthistorisches Museum, Schatzkammer, Vienne - Le tarin sicilien : monnaie d'or. Sicile, 1140-1154. BnF, Monnaies, Médailles et Antiques - Guillaume Ier : Since he died in 1166, this image has long been in the public domain as per the attached license on Italian copyright laws - Guillaume II : Duomo di Monreale - Tancrède de Lecce : Illustration du Liber ad honorem Augusti de Petrus de Ebulo, 1196 - Inscription funèbre : Palais de la Zisa à Palerme.
     
HISTOIRE SYNCHRONOPTIQUE - L'Occident de 999 à 1101 - Version manuscrite uniquement
                                 
Imagier des chevaliers normands
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Le Comte Roger
Costumes normands
Le chevalier normand avec son équipement
Capoue - Eglise San Marcello maggiore
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LA VIE CULTURELLE A LA COUR DE PALERME (XIIème siècle)
 
Un géographe
"C'est à la demande de Roger II qu'al-Idrîsî écrit l'oeuvre couramment appelée Kitâb Rudjâr (le Livre de Roger), sorte de géographie universelle en 70 chapitres (10 pour chacun des 7 climats entre lesquels la géographie arabe distribuait le monde)." Jean-Marie Martin
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Dans l'ouvrage d'al-Idrîsî, la carte est orientée avec le Nord vers le bas.
Avec le Nord en haut, pour une lecture plus aisée.
" Le roi est parti des livres de la géographie classique arabe, puis il a interrogé les savants, sans résultats ; il a fait venir à lui des voyageurs expérimentés, les a questionnés ensemble, puis un à un, par l'intermédiaire d'un interprète, et a rejeté les informations contradictoires. Désireux de d'assurer de la véracité des données concordantes, il a dressé une carte graduée sur une table à dessin à l'aide du compas de fer. Puis il a fait graver sur la sphère d'argent ce modèle dont le livre est l'illustration, et c'est probablement l'original de la mappemonde circulaire qui accompagne chaque manuscrit. Le Kitâb développe donc tout ce que la carte ne pouvait traduire : la description de la nature, les distances, les récoltes, les constructions, les fabrications, les commerces, les merveilles."
Henri Bresc et Annliese Nef
Les limites des climats (parallèles à l'équateur) sont définies par la durée du plus long jour de l'année, et donc par les astronomes, et avec une part d'arbitraire, puisque l'astronome choisit la durée du jour qui définira la limite. H B et A N
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L'ensemble des renseignements accumulés et mis en oeuvre par Idrisi est colossal : plus de 4 000 toponymes d'habitats, près de 440 hydronymes de fleuves, de rivières et de lacs, une centaine d'oronymes de chaînes de montagnes et de pics isolés ; on pourrait aussi compter les sources et les simples lieux-dits, et le total dépasserait largement les 5 000 noms géographiques. H B et A N
     
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Îles de la Méditerranée : Al-Idrîsi - Sicile - 1154. Soixante-huit cartes, selon le découpage ptoléméen du monde en sept climats. Manuscrit sur papier (352 feuillets, 26 x 21 cm). BnF, Manuscrits (Arabe 2221)

Astrolabe arabe
début XIIème
 
Des traducteurs
"Envoyé par le Roi en mission à Constantinople en 1158, Henri Aristippe en revint avec l'Almageste de Claude Ptolémée. Ses plus célèbres traductions sont celles du Ménon et du Phédon de Platon." Jean-Marie Martin
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Le système de Ptolémée (L'Almageste)
Le système de Ptolémée
Traduction arabe de l'Almageste montrant le système géocentrique
Platon et Aristote
Della Robbia - Florence - XV
ème
"L'émir Eugène de Sicile traduit l'Optique de Ptolémée de l'arabe au latin. C'est la seule version qu'on en ait conservée." Jean-Marie Martin
"L'optique de Claude Ptolémée dans la version latine d'après l'arabe de l'émir Eugène de Sicile" par Albert Lejeune
Le cône de rayons visuels se suffit à lui-même. Les Anciens ne tracent ni les figures de l'oeil, ni le trou de la pupille. Ils ne figurent ici que pour faciliter la comparaison avec la théorie de l'intromission d'Ibn al Haytam (ou Alhazen).
 
 
   
 
LE FOURNET (Calvados)

Sainte Agathe de Sicile - Eglise du Fournet (Calvados)

Sainte Agathe est née au IIIème siècle à Catane. Refusant les avances de Quintien, proconsul de Sicile, celui-ci la fit torturer. On lui arracha les seins à l'aide de tenailles mais elle fut guérie de ses blessures, nous dit-on, par l'apôtre Pierre qui la visita en prison. Elle succomba à son martyr et sa mort fut accompagnée d'un tremblement de terre, le 5 février 251.
Un an après sa mort, l'Etna entra en éruption, déversant un flot de lave en direction de Catane. Les habitants s'emparèrent du voile qui recouvrait la sépulture d'Agathe et le placèrent devant le feu qui s'arrêta aussitôt, épargnant ainsi la ville.

Minni di Sant'Agata, Catane. Les "seins de Sainte Agathe", gâteaux à la pâte d'amande, se dégustent lors de la fête de la patronne de la ville (3-5 fév).
Blason de la commune de Le Fournet : d'or à trois fasces ondées d'azur; au franc-quartier de gueules chargé d’une d'une clef accostée de deux branches de laurier passées en sautoir et à une paire de tenailles posée en fasce brochant en pointe, le tout d'or.


Le Fournet - 14 340

 
QUETTREVILLE SUR SIENNE (Manche)
Les vitraux de Jacques Simon :
http://www.lavieb-aile.com/article-les-vitraux-de-jacques-simon-de-quettreville-sur-sienne-101588036.html
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Agathe refusant d'adorer les faux dieux est martyrisée sur les ordres de Quincianus
Sainte Agathe est visitée dans sa prison par Saint Pierre qui se retire après avoir guéri ses blessures
Sainte Agathe menacée de nouveaux supplices. La ville de Catane est détruitepar un tremblement de terre.
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Les habitants de Catane sauvent leur ville en présentant devant les flammesle voile de Sainte Agathe.
Un ange suivi de cent enfants apporte une inscriptionlors de la sépulture de Sainte Agathe.
Des chevaliers normands revenant de Sicile rapportent à Quettrevillele culte de Sainte Agathe
 
AUTRES COMMUNES
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Eglise de Rémilly-Sur-Lozon (Manche) Photo D. Wallois
Verneuil-Sur-Avre (Eure)
Musée Flaubert - Annie Vilpoix
Eglise de Notre-Dame d'Estrées (Calvados)
Eglise de Loucé (Orne)
 
MUSEE TANCREDE de Hauteville La Guichard

Hauteville la Guichard est le berceau des rois normands de Sicile.
L'exposition " Tancrède de Hauteville " installée dans l'ancien presbytère présente l'épopée de ces rois normands en Italie et dans tout le bassin méditerranéen, ainsi que les aspects de l'art normand en Sicile. Pour se plonger davantage encore dans l'ambiance des conquêtes normandes, les visiteurs pourront flâner dans un jardin d'inspiration médiévale spécialement reconstitué.
Juillet-août : Tous les jours du mardi au dimanche (14h - 18h30)
Hors-saison : Le dernier dimanche de chaque mois de 14 h à 18h (sauf décembre et janvier)
Les derniers dimanches de juin à partir du 15 (14h - 18h)
Les premiers dimanches de septembre jusqu'au 15 (14h - 18h)

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Hauteville-La-Guichard 50 570

Document Louis Bortuzzo
 
Charrette sicilienne (Don de la Sicile - 900ème anniversaire)
Charrette sicilienne (Don de la Sicile - 900ème anniversaire)
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Couronnement de Guillaume Bras de Fer
Marionnette (pupi)
Telle du Conquest
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Statue de Robert Guiscard
Fronton du Musée
Ici, ils construisent des palais et des basiliques et règnent en Orient avec sagesse.
     
LE PROJET TANCREDE
   
     
CHATEAU DE PIROU
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Vue aérienne Y.Leroux
Le château - Coll part
TAPISSERIE DE PIROU
La Tapisserie du Château fort de Pirou relate une période très dense de l’histoire normande, de l’arrivée des Vikings sur les côtes du Cotentin jusqu’à la conquête de la Sicile.
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La salle des plaids
Le taureau de la légende - Saint-Michel - Mont Gargano
La famille Hauteville à table
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Guillaume Bras de Fer pourfend un cavalier ennemi depuis le casque jusqu'à la selle.
Le partage des conquêtes.
Les sépultures de Guillaume Bras de Fer, Dreux et Onfroy à Venosa .
Pirou 50 770
 
   
     
 
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"La fini di Giuliano"
Orazio Strano
 
 

"La terreur du monde"
Robert Guiscard
et la conquête normande en Italie
Huguette Taviani-Carrozzi
Fayard

"Les empires normands
d'Orient"

Pierre Aubé
Librairie Académique Perrin
"Les Normands en Méditerranée aux XIe - XIIe siècles"
Pierre Bouet et François Neveux
Presses Universitaires de Caen
"Italies Normandes
XIe-XIIe siècles"

Jean-Marie Martin
Hachette
"L'empreinte des Normands"
une épopée européenne
Hors série
www.normandie-magazine.fr
"Proverbi siciliani in uso"
Tradotti e interpretati
Sara Favarò
Di Girolamo
"A la table de Yasmina"
7 histoires et 50 recettes de Sicile au parfum d'Arabie
M. Loria et S. Quadruppani
Métailié / Agnès Viénot
>
>
"Le guépard"
Tomasi di Lampedusa
Points
"Au coeur de la Mafia"
Caterina Bartoldi
Jourdan
"Les tétins de Sainte Agathe"
Giuseppina Torregrossa
Livre de poche
"Histoire de la Sicile"
Jean-Yves Frétigné
Fayard
"Les chevaliers de proie"
Michel Subiela
J'ai lu - Roman
Roman : "Judith ou
les Normands du Soleil"

Jacqueline Lefèvre
Editions Glyphe
"L'épopée des Normands en Sicile"
Jean Deuve
Ed Charles Corlet
"Les Normands en Sicile"
A. Buttitta - J-Y Marin - J-M Levesque
5 Continents
"Histoire de la domination normande
en Italie et en Sicile"

Ferdinand Chalandon
General Books
"De la Normandie à la Sicile :
Réalités, Représentations, Mythes"

Colloques du département de la Manche
"Roger II de Sicile"
Pierre Aubé
Payot

"Idrîsî
La première géographie de l'Occident"

Henri Bresc et Annliese Nef
GF Flammarion

"Geoffroy Malaterra
Histoire du Grand Comte Roger
et de son frère Robert Guiscard
"
Vol I – Livres I et II
Presses Universitaires de Caen
Marie-Agnès Lucas-Avenel (éd)

"Douze frères pour un empire"
Claude-Alain d'Autheville
Société des Ecrivains
 
Bandes dessinées
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LES ENFANTS DE SICILE - I RAGAZZI DI SICILIA

A la fin du cours, le professeur demande aux élèves d'écrire pour la prochaine fois un devoir sur leur île, la Sicile. Après l'école, les enfants se retrouvent au pique-nique avec leurs parents et décident de jouer au foot. Ils font la rencontre d'un garçon blond qu'ils prennent pour un touriste. Or, il est Sicilien, mais d'origine normande. De là découle une conversation entre les enfants sur leurs origines et sur ce qui est typiquement sicilien ou pas. Ils vont explorer leur île et apprendre beaucoup de choses sur son histoire.

YAYO - Patrizio DI MINO - Eric DODON
(Dadoclem Editions - La marmite-O-langues)

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"A la conquête de la Sicile"
Julien et Jean-Louis Lebrun
Ed Les Chiens Rouges Associés
 
"Les Rois de Sicile"
Adélaïde Lebrun et Annick Marion
Ed Les Chiens Rouges Associés
 
Leonardo Sciascia
   

Ecrivain, essayiste, journaliste et homme politique italien, né à Racalmuto en 1921, mort à Palerme en 1989.

 

"Le jour de la chouette"
Garnier Flammarion
"La mer couleur de vin"
L'imaginaire Gallimard
"La Sicile comme métaphore"
Editions Stock
"Pirandello et la Sicile"
Editions Grasset
"La corde folle"
Denoël et d'ailleurs
"Le Conseil d'Egypte"
Folio
"Les oncles de Sicile"
L'imaginaire Gallimard
"Le jour de la chouette" : "J'ai cherché à comprendre ce qui faisait que quelqu'un était mafioso"
"La mer couleur de vin" : La misère du peuple, les ravages de la mafia alliée à l'Église et aux nantis.
"La Sicile comme métaphore" :
"Pirandello et la Sicile" :
"La corde folle" : En onze courts récits, Leonardo Sciascia s'interroge sur ce qu'il nomme la «sicilitude»
"Le Conseil d'Egypte" : Une incroyable imposture à la cour de Palerme en 1783.
"Les oncles de Sicile" : 4 nouvelles offrant une fresque mordante de l'histoire italienne de 1560 à la Seconde Guerre mondiale.
 
Vincenzo Consolo
   
Ecrivain né en 1933 à Sant'Agata di Militello, membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine, mort à Milan en 2012.
 
"Le palmier de Palerme"
Seuil
"De ce côté du phare"
Seuil
"Ruine immortelle"
Seuil
"Le sourire du marin inconnu"
Les Cahiers rouges - Grasset
"Le palmier de Palerme" : Dans une longue lettre adressée à son fils, G. Martinez se confesse. L'attentat dans lequel un juge et son escorte trouvent la mort sous ses yeux, consacreront définitivement son silence.
"De ce côté du phare" : Renversant le point de vue des Bourbons de Naples qui voyaient le phare de Messine comme la limite de leur royaume, V.Consolo se place de ce côté du phare pour nous raconter " son " île.
"Ruine immortelle" : Ce récit invite à une relecture insolite de l'histoire de la Sicile, à partir d'Homère, à travers les siècles et les localités, jusqu'aux héros modernes sacrifiés par la mafia.
"Le sourire du marin inconnu" : En 1860, un aristocrate sicilien assiste de très près au sanglant soulèvement des paysans d’Alcara. Cette sauvage révolte fera définitivement chavirer l’univers dans lequel le baron Mandralisca avait jusqu’alors vécu.
     
Luigi Pirandello
   
Ecrivain italien, poète, nouvelliste, romancier et dramaturge, né le 28 juin 1867 à Agrigente en Sicile au lieu dit « Le Chaos », entre Agrigente et Porto Empedocle, durant une épidémie de choléra, et mort à Rome le 10 décembre 1936. Son œuvre a été récompensée du Prix Nobel de littérature en 1934
 
"Vieille Sicile"
Gallimard
"Nouvelles pour une année"
NRF Gallimard - 4 tomes
"Chacun son tour"
Sillages
"L'exclue"
Actes Sud
"Le mal de lune"
Del Duca
"Vieille Sicile" : La Sicile de Pirandello se réduit d'ailleurs à un coin bien localisé, son pays natal, le pays d'Agrigente, son port, ses soufrières, sa campagne semi-tropicale, ses populations croupissant dans la misère, la superstition et l'ignorance séculaires, entretenues par le régime des Bourbons et des prêtres.
"Nouvelles pour une année" : À mesure qu'il les écrivait, ces textes étaient recueillis dans un «corpus» auquel il donna le titre de Nouvelles pour une année. Ce vaste ensemble est demeuré en quelque sorte incomplet, puisqu'il ne compte que 235 récits au lieu des 365 prévus. Commencée à une époque où le vérisme régnait en maître sur l'Italie, cette somme, qui tient autant du carnet de croquis à la Tourgueniev que de la tranche de vie provinciale à la Maupassant, s'apparente certes au réalisme du XIXe.
"Chacun son tour" : Marcantonio Ravi est un père soucieux du bonheur de sa fille ; c'est du moins ce qu'il affirme quand il prend la décision de la marier à un homme riche, de cinquante ans son aîné. Dans une petite bourgade sicilienne, il y a là de quoi jaser, s'émouvoir, se battre en duel et intenter des procès. C'est ce dont va s'apercevoir Pepe Alletto, charmant jeune homme un peu mou qui se retrouve presque malgré lui proclamé prétendant. Toute la verve de Pirandello, sa vivacité, son extraordiaire sens des dialogues se retrouvent dans ce roman, le deuxième qu'il publie, à l'âge de trente-cinq ans, en une sorte d'hommage à Agrigente, la ville qui l'a vu grandir.
"L'exclue" :Injustement soupçonnée d'adultère par son mari qui la chasse de sa maison, reniée par son père et " bannie " dès lors par toute une petite ville au nom des conventions sociales, Marta Ajala se voit contrainte de se réfugier à Palerme où elle devient enseignante. Son prétendu séducteur, naguère platonique, l'y retrouve et, cette fois, compromet vraiment la jeune femme épuisée et consentante, rattrapée par l'inexorable fatalité du malheur qui s'attache à son destin...
     
Bibliographie sur les rois normands de Sicile - Musée Tancrède de Hauteville-La-Guichard

Pierre AUBE : Les Empires normands d'Orient, collection Pluriel Hachette-1991- Roger II, roi de Sicile ; biographie Payot.
Pierre BOUET et François NEVEUX : Les Normands en Méditerranée dans le sillage des Tancrède : actes du colloque de Cerisy-la -Salle, Presses Universitaires de Caen, 1992.
Ferdinand CHALANDON : Histoire de la domination normande en Italie et en Sicile. Publié en 1907. Réédité en 1969 aux éditions Burt Franklin, New York.
Giovanni COPPOLA (sous la direction de ) : Trésors romans d'Italie du Sud et de Sicile, Elio Sellino Editore. 1995.
Jean DEUVE : L'Epopée des Normands d'Italie, Editions Charles Corlet, 1994.
Jean-Marie MARTIN : Italies Normandes ( 11" et 12° siècles ) Collection La Vie Quotidienne, Hachette, 1994.
Office de Tourisme Cantonal de Saint Sauveur Lendelin, : La Glorieuse Epopée des fils de Tancrède de Hauteville, 1993.
Mario d'ONOFRIO : Les Normands, peuple d'Europe, Flammarion. ( Catalogue de l'exposition de Rome de 1994 ) 1994.
Huguette TAVIANI-CAROZZI : La Terreur du Monde : Robert Guiscard et la conquête normande en Italie. Editions Fayard, 1996.
KANTOROWIEZ, L'Empereur Frédéric II, les deux corps du roi, Editions Le Club.
BENOIST-MECHIN : Frédéric II de Hohenstaufen ou le rêve excommunié, Editions Le Club.
François NEVEUX : La Normandie des ducs aux rois ( X- XI siècle ) édition Ouest-France Université.
L'Aventure des Normands, Editions le Grand Livre du Mois.
Les Normands en Méditerranée : Dossier Archéologie n° 299 janvier 2005 Editions Faton
John Julius NORWIEW, : 1 The other conquest - 2 Kingdom of the sun
Michel GRENON : Conflits sud-italiens et royaumes normands (1016-1198) Editions l'Harmattan 2009.
André DAVY: Les barons du Cotentin Editions Eurocibles 1, rue du Clos l'Evêque 50570 Marigny 2009
Stéphane-William GONDOUIN : Histoires Normandes au temps des Vikings et des ducs de Normandie 820-1204. Editions In Quato

Quelques romans historiques respectueux des données de l'histoire :
Michel SUBIELA : « Les chevaliers de Proie » éd. Pygmalion T1 Le sang des Hauteville T2 Le royaume de la mer T3 Les jardins de Palerme T4 Les flammes noires de l'Etna
Viviane MOORE : « L'épopée des Normands en Sicile » éd. Grands Détectives chez 10/18 T1 Le peuple du vent T2 Les guerriers fauves T3 La nef des damnés T4 Le hors venu T5 Le sang des ombres T6 Les dieux dévoreurs T7 L'Orient du Monde
Ivan BRAZOV « Les Normands » éd. de la Rue T1 La Douve T2 Le Roi et l'Empereur T3 Derrière l'horizon
Tariq ALI : « Un sultan à Palerme » éd. J'ai lu

 
   

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